Introduction

Ce livret rassemble des recommandations concrètes pour votre usage quotidien d’un agent IA.

Notre métier bascule : à l’ingénierie logicielle “classique” s’ajoute une ingénierie agentique qui cadre l’agent IA via de nouveaux mécanismes : contexte, boucles de feedback, preuve et vérifiabilité. Les deux doivent fonctionner de pair.

Cette bascule a une cause : la valeur se déplace. Longtemps logée dans l’écriture du code, elle migre vers les deux extrémités de la chaîne — l’intention en amont (ce que l’on veut, et pourquoi) et le run en aval (le système qui tourne et tient ses promesses) — tandis qu’écrire le code devient quasi immédiat. Cadrer l’agent autour de ces deux pôles, c’est ce que l’on nomme l’ingénierie agentique (agentic engineering) : elle ne remplace pas l’ingénierie logicielle classique, elle s’y ajoute.

Le chapitre Transformation de l’ingénierie logicielle pose ce décor et introduit le fil conducteur du livret : cadrer, c’est-à-dire mettre un harnais autour de l’agent sur trois questions qui reprennent le pattern AAA bien connu des développeurs en test, que nous adaptons en Arrange, Instruct, Assert :

Cette analogie tient sur une posture : quand un agent ne produit pas le résultat attendu, on agit sur un de ces trois piliers — raffiner le contexte, l’instruction ou le feedback. Tout le reste du livret outille ces trois phases.

Comment lire ce livret ?

N.B. : un glossaire est disponible pour tous les termes et acronymes avec lesquels vous ne seriez pas familiers.

David Panza, Jérémie Grodziski, Juin 2026.