Workflows

Quatre workflows décrit ici dominent le paysage agentique à l’heure actuelle (le workflow built-in Claude Code, Spec-kit, Superpower et BMAD). Beaucoup d’axes les départagent (devx, vitesse, coût, efficacité), mais un seul structure leur philosophie : ce qu’ils laissent comme trace. L’axe va de zéro artefact à une équipe agile entière de personas qui en produisent des dizaines. C’est cet axe que nous suivons ici ; les autres se lisent en filigrane.

Un workflow découpe l’instruction d’entrée en phases et fait transiter des artefacts (chapitre 5.1) d’une phase à l’autre. Le “bon” workflow alterne étapes déterministes (lint, build, test) et étapes inférentielles (raisonner, implémenter), pour que les étapes obligatoires ne dépendent pas du LLM. Plus il matérialise d’artefacts, plus il offre de continuité et de parallélisation, mais au prix de plus de friction.

Claude Code built-in

anthropics/claude-code

Claude Code ne matérialise rien. C’est l’option zéro de l’axe : un changement de mode (SHIFT+TAB) modifie l’agent à la volée, tout vit dans la fenêtre de contexte et meurt à la session suivante.

Spec-kit

github/spec-kit

Spec-kit place la spec au centre et dérive le code. Toolkit open-source de GitHub pour le Spec-Driven Development, il installe une séquence de commandes, chacune produisant un artefact qui nourrit la commande suivante.

Superpower

obra/superpowers

Superpower ajoute la discipline qui rend les artefacts exécutables. Là où Spec-kit fournit la structure, Superpower fournit la méthode : spécification, TDD, revue, avant d’écrire la moindre ligne.

BMAD

BMAD

bmad-code-org/BMAD-METHOD

BMAD multiplie les artefacts jusqu’à reproduire une équipe agile entière. Breakthrough Method of Agile AI-Driven Development : un système multi-agents où chaque rôle d’une équipe humaine devient un persona « Agent-as-Code ».


Un axe sépare les quatre workflows : ce qu’ils laissent comme trace

Le choix n’est pas une question de préférence mais d’échelle : on prend le plus léger qui tient la tâche.